• Paragraphe 5

    Les coulisses

  • Paragraphe 7

    Derriere l'objectif, souvenirs et anecdotes...

  • Paragraphe 1

    Il est pas cool mon bureau !

    Cela fait plus de 20 ans que je monte dans des hélicos...chaque fois cela reste un privilège. Je ne m'y suis jamais habitué.

     

    Photo Eric Bruyere


  • Paragraphe 26

    17 000 pieds, moins 25°C en approche du sommet du Kilimandjaro. J'ai plaisir à revoir ce magnifique sommet grimpé à pieds deux ans plus tôt.

     

    photo Alexis Peltier

  • Paragraphe 28

    Madagascar. 10 000 kilomètres parcourus sur un ulm pendulaire.

    Plusieurs petites caméras étaient fixées un peu partout y compris sur mon appareil photo.

  • Paragraphe 29

    Dans le grand nord Canadien.

    Rencontre avec une louve avec qui j'ai passé deux jours. Un grand moment!

    Six mois plus tard alors que je la retrouve, elle me reconnait.

     

    Photo Bernard Hazebrouq

  • Paragraphe 30

    Caro tout comme moi est particulièrement fascinée par les fauves

    Ici avec un tigre dans un temple en Thailande.

    Caro est de la partie sur tous mes reportages. Elle m'assiste en organisant notamment la logistique.

    J'ai donc le privilège d'avoir associé toutes mes passions. Ma femme, les voyages, l'hélico et la photo.

  • Paragraphe 31

    Au Kenya, les masais gardent l'avion pendant la nuit.

    Le danger...les hyenes pour qui les pneus sont comme des friandises.

  • Paragraphe 10

    Au dessus des demoiselles coifées de Théus.

    L'impression de voler sur la lune!

  • Paragraphe 32

    Sur un ultra léger tout est fixé sur mes cuisses, GPS, story board, prise de note etc...

    Le plus dur c'est de changer les cartes mémoire en plein vent sans les perdre, notamment avec les doigts gelés.

  • Paragraphe 11

    J'ai eu la chance d'être formé au pilotage d'hélicoptères par Michel Anglade (ici aux commandes)

    Probablement le plus grand pilote d'hélico avec plus de 30 000 heures de vol.

    Mais surtout un type fantastique, une vraie rencontre.

  • Paragraphe 33

    Une autre magnifique rencontre...avec un guepard nommé Tsavo.

     

    Photo Alexis Peltier

  • Paragraphe 12

    L'helico est un formidable outil de rencontre.

    En panne au milieu du sahara occidental.

    Des sahraouis nous accueillent et alors qu'ils n'ont presque rien...ils donnent tout.

  • Paragraphe 13

    Rencontre du troisieme type au milieu du désert Mauritanien.

    Le chamelier veut montrer le gros insecte à son chameau.

  • Paragraphe 36

    Nos vacances!

    L'ascension du Kilimandjaro...

    Je suis obligé d'avouer que Caro est arrivée au sommet avant moi...mais je vais m'en remettre..si si...il faut...

     

    Photo Nicas Hubert Temba

  • Paragraphe 34

    Sur un plateau télé.

    Exercice intéressant, surtout en direct.

  • Paragraphe 38

    En Afrique il nous faut souvent voyager autonomes, avec notre essence, nous outils. Ce qui laisse peu de place à l'eau, la nourriture et autres éléments necessaires à une situation de survie.

    Il arrive parfois que nous fassions déposer de l'essence dans le desert, à dos de chameau plusieurs semaines voir mois avant notre venue.

  • Paragraphe 35

    Ce métier me permet de rencontrer des gens hors du commun qui me reconcilient avec la nature humaine.

    Ici, mon camarade Alexis Peltier. Un pur, en plus d'être un excellent pilote et photographe.

    Il entretient un rapport privilégié avec les animaux au point de pouvoir se livrer ici à un petit jeu avec un éléphant de plusieurs tonnes à quelques centimètres de son avion.

    Ces moments de détente sont essentiels au milieu d'un reportage. Nous risquons fréquemment notre vie et l'humour permet de relacher la pression.  

  • Paragraphe 45

    Je me considère comme un pilote qui fait des photos et pas l'inverse.

    La photographie aérienne est à la photographie ce que le lavage de carreaux de buildings et au lavage de carreau. Pour laver des carreaux en hauteur, on prend un alpiniste. Pour de la photo aérienne il faut un pilote...question de compétence première.

    Le seul point commun avec un photographe...c'est l'oeil.

  • Paragraphe 37

    Madagascar, je me suis fixé comme objectif fou de parcourir 10000 kilomètres dans le ciel Malgache.

    Caro qui assure l'assistance dans un Cessna a photographié ma "mobylette volante" en me doublant. Elle était notamment chargée de me déposer de l'essence sur le trajet.

    En voyant cette photo je me rend compte à quel point mon pari était fou. Mais nous l'avons fait. Merci à Eric lefebvre mon pilote grâce à qui cela a été possible.

     

    Photo Caroline Mulliez

  • Paragraphe 39

    Posé en brousse à la tombée du jour avec mon camarade Alexis. Nous sommes sommes en train de soulager un besoin naturel face au soleil couchant alors qu'un énorme éléphant apparait à quelques mètres. Nous sautons dans notre avions en riant de la situation.

     

    Photo Alexis Peltier

  • Paragraphe 41

    Au Burkina Faso sur un pont de singe.

     

    Photo Franky Mulliez

  • Paragraphe 40

    Posé dans le desert de Chalbi...pas loin de 50°C. En cas de panne nous ne pouvons survivre plus de quelques heures.

  • Paragraphe 42

    J'aime les vieux avions

    Celui ci n'a pas volé depuis longtemps et sert de nid à quelques poules

     

    Photo Caroline Mulliez

  • Paragraphe 43

    Assistance respiratoire obligatoire au dessus de 12000 pieds. Ici à 16000 pieds au dessus du grand canyon. Curieusement cette fois là je ne ressens pas les effets de l'altitude alors qu'il m'arrive règulièrement d'en souffrir dès 12000 pieds.

    J'ai notamment eu beaucoup de mal lors de l'ascension du Kili.

  • Paragraphe 44

    Madagascar dans la reserve de Berenty. Je monte les téléobjectifs pour photographier des lémuriens lorsque l'un d'eux vient s'asseoir à quelques centimètres de moi. Grosse rigolade.

  • Paragraphe 47

    Dès que nous nous posons  il y a toujours du monde qui semble arriver de nul part.

  • Paragraphe 46

    Décollage immédiat !

     

    Photo Alexis Peltier

  • Paragraphe 48

    Un nouveau copain à Madagascar

     

    Photo Caroline Mulliez

  • Paragraphe 49

    Lors de la traversée du delta de l'Okavango à cheval. Une heure plus tôt des lionnes m'avaient pris en chasse. Lors de ce voyage j'ai été marqué par les lumières, les odeurs, les sons, l'adrénaline, les émotions.

    Je rêvais alors d'en remplir mon quotidien. Je ne savais pas encore que c'est mes compétences de pilote hélico qui me feraient y acceder.

     

    Photo Franky Mulliez

  • Paragraphe 50

    Posé catastrophe dans un village à Madagascar. Une tempête s'est abbatue sur nous nous obligeant à précipiter notre ulm au sol. Pas de casse, pas de bobo. Un miracle. Juste un chien un peu téméraire, percuté à l'atterissage mais qui s'est relevé juste sonné.

     

    Photo Eric Lefebvre

  • Paragraphe 52

    Posé dans les salines de Belo sur mer.

    L'ulm pendulaire permet de se poser assez facilement.

  • Paragraphe 51

    J'aime les félins...et j'aime beaucoup les gros!

  • Paragraphe 53

    Une nouvelle copine dans un sanctuaire au Kenya

     

    Photo Alexis Peltier

  • Paragraphe 54

    Ces merveilleux fous volants dans leur drôles de machines.

    Mon copain Alexis Peltier vient de me déposer dans le desert pour le photographier en vol et tient à me prouver que son avion vole tout seul...et hop sans les mains!

    Alexis a beaucoup d'humour mais reste un trés grand professionnel. J'ai beaucoup de plaisir à travailler avec des gars comme lui. Je n'en connais qu'une poignée dans le monde de ce niveau.

  • Paragraphe 55

    Nous ne savons jamais où nous nous poserons et qui nous allons rencontrer. Mais il est certain que nous verrons des lieux et des gens hors du commun...

  • Paragraphe 56

    Un moment particulèrement privilégié selon moi.

     

    Photo Alexis Peltier

  • Paragraphe 14

    Comment je travaille

  • Paragraphe 15

    En conférence, on me demande souvent comment je travaille et c'est en général formulé de cette manière :

    « Alors vous montez dans votre hélico tous les matins et partez vous promener à la recherche de bons clichés ? »

    Si tel était le cas, à 20€ la minutes de vol, ce serait impossible à rentabiliser (et oui machine et pilotes reviennent en moyenne à 1200€ de l'heure de vol) Je peux affirmer qu'il ne m'ai encore jamais arrivé de me « promener » en hélico.
    Décoller est l'aboutissement d'un énorme travail de préparation et chaque minute de vol est optimisée à l'avance.
    Pour chaque heure de vol, il y a des jours, parfois des mois de travail préalable !

    Alors pour ceux qui veulent savoir comment ça se passe, voici le cheminement et la méthode :

  • Paragraphe 16

    Une fois le sujet choisi, il faut trouver la « matière »
    Nous nous procurons tout ce qui existe sur le sujet (livre, guides touristiques, vidéos, carnet de voyage etc…)
    Il faudra tout lire !
    Deux objectifs : sélectionner ce qui sera photographié. (parce que c'est esthétique, graphique, historique, culturel etc..) Mais il s'agit également de s'imprégner du sujet afin de garder ses yeux d'enfant qui feront toute la différence une fois face à l'objectif. Les choses ne sont ni laides ni belles, c'est la façon de les regarder qui fait la différence

  • Paragraphe 17

    Au fur et à mesure de ces lectures qui peuvent prendre plusieurs mois sur certains sujets, nous construisons un story-board. C'est en gros la liste descriptive et illustrée des sites à photographier. (200 par sujet en moyenne)
    On y retrouve le site nommé, sa description en terme d'intérêt, mon premier souhait quant à la manière de le shooter ainsi qu'une illustration pour être sûr de ne pas se tromper de cible.

  • Paragraphe 18

    Chaque site est précisément localisé à l'aide d'images satellite. Ce qui nous permet non seulement de contrôler leur position mais également des particularités importantes lors de la prise de vue (orientation d'une façade de bâtiment ou encore d'une cascade) qui imposeront l'heure de prise de vue par exemple. Cela nous permet également de découvrir des choses intéressantes à photographier et que nous ne connaissions pas.

  • Paragraphe 19

    Toutes ces « cibles » sont ensuite matérialisées sur une carte qui sera utilisée pour calculer et organiser les plans de vol. Le navigateur nous emmènera d'un site à l'autre après avoir tenu compte de plusieurs facteurs comme l'optimisation des temps de vol ou des lumières adéquates (si une cascade est orientée à l'ouest il faut la shooter l'après-midi pour ne pas l'avoir dans l'ombre. Si elle est encaissée, ce sera en début d'après-midi)

  • Paragraphe 20

    Il faut ensuite valider nos souhaits de vol avec les possibilités réglementaires (zone interdites de survol, zone sous contrôle, couloirs aériens des avions de chasse)
    Beaucoup de zones sont actives sauf le dimanche et nous devons en tenir compte même si ça ne colle pas toujours avec le facteur météo (notre bête noire)

  • Paragraphe 21

    Chaque site à photographier est également positionné sur des cartes informatiques

    Ces cartes informatiques seront ensuite intégrées à un des GPS que nous aurons à bord.
    Le navigateur utilisera ce GPS pour affiner l'approche sur site

  • Paragraphe 22

    Pour chaque reportage, il faut trouver le matériel adéquat.
    Le budget vient souvent dicter quel sera le matériel adéquat.
    L'idéal étant l'hélico, avec un pilote, un navigateur et un assistant

  • Paragraphe 23

    En ultra léger, le photographe est également navigateur et assistant…et ça devient beaucoup plus compliqué (notamment parce qu'il faut travailler de mémoire, sans story-board, mais également avec un seul boîtier)

  • Paragraphe 24

    Un point essentiel est la localisation précise des clichés pris. En effet même si tout est organisé avant le vol, il subsiste beaucoup de clichés spontanés (et heureusement). Pour cela un des GPS émet un signal que lui renvoie le satellite afin d'enregistrer notre trace. Cet élément associé à l'heure enregistrée sur le fichier numérique du cliché, nous permet de re-localiser le lieu exact de prise de vue

  • Paragraphe 25
    Au retour, chaque localisation de cliché sera ensuite validée à l'aide d'images satellite et cartes IGN. (des heures et des heures devant un écran d'ordinateur)
  • Paragraphe 27

    La dernière chose à faire est la sélection afin de présenter un sujet cohérent à qui voudra bien si intéresser.
    Et oui, j'ai gardé le meilleur pour la fin :
    Seulement 10% des sujets sont des sujets de commandes. Les autres sont réalisés sur notre initiative et il faut ensuite aller les présenter aux diffuseurs potentiels en espérant qu'ils seront intéressés.
    Alors, ça ressemble toujours à une « balade » ou à un vrai métier ?

  • Paragraphe 57

    Questions fréquentes

  • Paragraphe 58

    Argentique ou numérique?

    Numérique! Désormais le numérique est largement au niveau de l'argentique. Il est beaucoup plus pratique dans mon domaine, notamment parce que les fichiers sont timé (date et heure) ce qui nous permet de synchroniser les boitier et les GPS afin de retrouver les endroits exacts des prises de vue.

    Le numérique est notamment beaucoup plus pratique en traitement et archivage.

  • Paragraphe 59

    Préparez vous vos sujets ?

    En théorie tout est préparé avant. Je sais exactement ce que je vais photographier et comment je veux le photographier. Cela afin d'optimiser les heures de vol et de ramener un sujet exhaustif et complet. (cf méthode de travail)

  • Paragraphe 60

    Vos sujets sont-ils des commandes?

    Pour ainsi dire, quasiment jamais. C'est toute la difficulté de ce métier. Il faut choisir ses sujets, les financer, les réaliser puis aller les vendre. Il faut notamment savoir que nous sommes payés à parution, donc souvent longtemps aprés le financement du sujet.

    La plupart du temps avant le shooting, on sonde les différents éditeurs et la réponse est souvent la même: "nous interesse pas..." Là il faut décider d'y aller quand même et espérer qu'il regarderons quand même le sujet au retour.

  • Paragraphe 61

    Etes vous en vacances toute l'année ?

    Celle là me fait bien rire. Non ça n'est pas des vacances. Avant tout 90% de mon temps de travail se passe devant un ordinateur, dans des livres et sur des cartes. Travail de recherche indispensable avant tout shooting. Les shootings et donc voyages représentent moins de 10% de mon activité. Voyages pendant lesquels la charge de travail et le stress son à leur maximum.

    Par contre c'est bien le plus beau métier du monde puisque c'est celui que j'ai choisi!

  • Paragraphe 62

    N'avez vous pas peur de mourrir en faisant votre métier ?

    Peur si, souvent. Mais j'accepte les conséquences d'avoir le privilège de vivre comme je l'ai choisi. Par ailleurs n'étant pas une tête brûlée, je suis assez prudent et extrêmement vigilant dans mon organisation. Je ne travaille notamment qu'avec les meilleurs. Pas de surenchère au risque avec moi, pas de frimeur dans mon équipe.

  • Paragraphe 63

    Peut-on vivre correctement de ce métier ?

    Personnellement, j''ai eu la chance d'en vivre trés correctement jusqu'ici. Toutefois c'est un métier dont les lendemains sont particulièrement incertains.

  • Paragraphe 64

    Vendez vous vos images ? Comment cela fonctionne ?

    Non. Nous ne vendons pas les clichés. L'auteur reste propriétaire des droits patrimoniaux à vie. C'est un peu comme une location. Les droits sont cédés pour un usage trés précis (exemple couverture de magazine) pour une durée spécifique, sur un territoire défini et pour un tirage précis. Le prix est fixé en fonction de ces différents éléments. Les droits d'une même images peuvent donc être cédés plusieurs fois dans le temps.

  • Paragraphe 65

    Quel conseil donneriez vous à un jeune qui souhaites faire le même métier que vous?

    Accroche toi ! C'est pas un métier, c'est un choix de vie et il faut être prêt à la risquer pour ce faire une place. Le plus important pour y réussir c'est de faire preuve d'imagination et d'être capable d'y croire contre tous. Inutile de préciser qu'il n'ya pas de réussite sans travail...beaucoup de travail.

  • Paragraphe 66

    Vous qui avez beaucoup voyagé, quelle est le plus belle destination selon vous ?

    La prochaine!